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Dimanche 2 novembre 2014 • 17h Chapelle Notre-Dame des Joies, Guimaëc

Frottoles italiennes en forme de Petit Opéra

VIVABIANCALUNA BIFFI, vièle et chant

Tablatures pour instruments à cordes, déclamation, chant accompagné à la vièle, un programme entièrement en solo.

Comment pouvez-vous faire dans un programme de concert de tous ces concepts, mais sans sacrifier l'acte artistique pur ? Et voici l'archétype : la mise en scène d'une histoire / argument (ou "Fabula", selon les mots de Ange Politien) sous la forme qui rappelle l'idéal du théâtre antique (qui deviendra le futur), puis la subdivision du matériau musical et poétique structuré en un prologue, trois actes et un épilogue. Les trois lois (le coucher du soleil, la nuit et l'aube) décrivent une trajectoire parfaite et idéalisée de l'amour, un Voyage dans le temps hypothétique, du crépuscule aux tourments de la nuit, jusqu'à la naissance d'une nouvelle au jour revenu. Dans le déroulement de l'intrigue, sont proposés des poèmes de Pétrarque, Jacopo Sannazzaro, Luigi Pulci, Nicolas Machiavel, Ange Politien et Serafino Aquilano et de la musique par les grands représentants de la frottole comme Bartholomeo Tromboncino, Marchetto Cara François d' Ana, pour n'en nommer que quelques-uns des plus importants.

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Samedi 13 septembre 2014 • 18h Chapelle Christ, Guimaëc

Impressions... d'Orient en Occident

QUINTETTE ROPARTZ l Maryse Fruleux-Weinreich flûte traversière Claire Borvon-Le Hir harpe Sonia Massiot violon Myriam Duault alto et Anne-Marie Vanheule violoncelle

La musique de chambre du début du XXe siècle reste encore relativement méconnue, masquée par les chefs-d’œuvre des géants Debussy et Ravel et les révolutions d’après-guerre. Le quintette Ropartz se penche avec délice sur cette période et prépare un programme autour des orientalismes chez les compositeurs. On pourra entendre dans ces "Impressions" une Marine de Guy Ropartz, les Variations libres de Gabriel Pierné, des extraits du quintette de Jean Cras, mais également les encore plus rares Haï kaï de Jacques Pillois et les Ombres et Clartés de Jacques Casterede. Difficile toutefois de parler d'orientalisme sans Debussy chez qui la découverte des musiques d'Extrême-Orient aura une influence telle qu'il n'écrira plus la musique "comme avant", et les compositeurs à sa suite non plus : chamboulement dans l'usage des modes, dans la dynamique interne des morceaux propre au classicisme occidental, comme les alternance lent/vif/lent ou dissonance/résolution, etc. Loin des sujets orientaux à la Lully ou la Mozart, il ne s'agit là non plus d'une image romantique mais d'une vraie révolution du langage musical. Les musiciennes du Quintette Ropartz ont transcrit elles-mêmes les Epigraphes Antiques de Debussy, d'après la version du compositeur mais également d'après une autre transcription de 1977 : l'année "transcriptions" des Faux-monnayeurs de Son ar Mein suit sont cours, même vers l'Orient !

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Mardi 26 août 2014 • 18h chapelle Notre-Dame des Joies, Guimaëc

L'Europe vivante, ou la musique en Europe au XVIIe siècle

LE TRESOR D'ORPHEE l Andrée Mitermite violon, Robin Troman flûtes à bec, Emily Audouin viole de gambe, Thierry Meunier théorbe, Jean-Marie Poirier archiluth et guitare baroque

Alors que de nos jours il est facile de rallier n'importe quelle capitale européenne en quelques heures, nous avons peut-être perdu cette fascinante capacité à nous adapter et à intégrer des éléments qui confèrent à nos voisins leur spécificité, comme ont su le faire de nombreux musiciens du XVIIe siècle, donnant ainsi naissance à une esthétique particulière et protéiforme, que l'on qualifie aujourd'hui de "baroque"... Reprenant la route et sillonnant les bibliothèques du vieux continent, les musiciens du trésor d’Orphée ont exhumé de multiples bijoux, reflets de ces influences croisées, amitiés lointaines et autres rivalités. De Paris à Anvers et de Londres à Vienne, ils rencontrent des personnalités aussi variés qu’Henry Du Mont, Dietrich Becker, John Playford, Heinrich Schmelzer et bien d’autres, dont le talent a trop souvent frôlé l’oubli.

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Samedi 16 août 2014 • de 11h à 18h Sur les sentiers de Plougasnou

L'art de la fugue – Johann Sebastian Bach

Anne-Marie Blondel et Jean-Luc Ho, épinettes, clavecin, piano, dulcitones, pianos jouets, orgue

Anne-Marie Blondel, organiste de Saint-Germain-des-Près à Paris et son compère le claveciniste et organiste Jean-Luc Ho prennent Bach au mot et font une véritable fugue sur les sentiers de Plougasnou avec cette œuvre monumentale, testament musical de Bach sur lequel les légendes fleurissent. Bach ne précise pas d’instrumentation et on a pu entendre récemment de magnifiques versions orchestrées ou pour clavier(s). Il s’agira là de jouer ces fugues à quatre mains sur toutes sortes de claviers, y compris les moins attendus, disséminés aux quatre coins de Plougasnou et sans oublier le fameux orgue Heyer. Quelques fugues à chaque étape avant de s'enfuir à travers landes ou paluds en compagnie des musiciens-randonneurs.

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Jeudi 14 août 2014 • 20h Eglise de Locquirec

Paris, entre Cloches et glas

NEVERMIND l Anna Besson traverso, Louis Creac’h violon, Robin Pharo viole de gambe, Jean Rondeau clavecin

Nevermind a explosé comme une étoile scintillante dans le monde de la musique baroque. Ses quatre membres formés au conservatoire de Paris et inspirés par les pionniers du baroque ont à cœur de rendre au répertoire de la sonate en trio toute la fougue virtuose qui la caractérisait au XVIIIe siècle. L’amitié qui les lie depuis de nombreuses années transparaît dans leur interprétation généreuse et enthousiaste d’un répertoire aux multiples facettes où l’on croise autour du Rameau des Pièces de clavecin en Concert, la Sonnerie de Sainte-Geneviève de Marin Marais, les Nations de François Couperin et un Quatuor parisien de Georg Philipp Telemann.

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Dimanche 18 mai, 17h • Saint Nicolas de Plufur

Fête de la Bretagne à la croisée des chemins

KHAPS l Alice Cissokho, harpe celtique, Pape Cissokho, chant et kora, Maxime Echardour, zarb & percussions

L’ensemble Khaps est le fruit de la rencontre de personnalités musicales désireuses de métisser les musiques du monde et leurs langages. Trio de musiques traditionnelles, il est formé par des musiciens d’Afrique et d’Europe; régions où l’ensemble se produit régulièrement.

Autour des harpes, de la kora et des percussions, Khaps puise ainsi ses sources dans les musiques traditionnelles, populaires ou classiques, d’Afrique de l’Ouest, d’Europe, du Moyen Orient ou encore du Japon. Chacun des musiciens de l'Ensemble Khaps a su tisser un lien personnel fort avec ces musiques, par l'apprentissage en milieu traditionnel, lors de voyages ou de rencontres : Pape Cissokho est un griot sénégalais élevé dans la tradition de la musique mandingue, Alice Cissokho enseigne et s’intéresse depuis de nombreuses années aux musiques celtiques, et Maxime Echardour a grandi au son du zarb, le tambour perse.

La recherche d'un langage commun autour des sonorités mélodieuses des harpes, du timbre rythmique de la kora, des teintes boisées du balafon et du jeu subtil du zarb, confère ainsi a l’ensemble Khaps son identité musicale unique.

Khaps collabore régulièrement avec des musiciens traditionnels tels que Mohamed Cissokho (balafoniste guinéen), Ibrahima Cissokho (koriste sénégalais auteur/ compositeur/interprète), Hyacinte Massamba (percussioniste congolais), enrichissant ainsi le répertoire et la sonorité de l’ensemble. A travers ces collaborations, Khaps témoigne de son attachement à la musique du monde comme terre de rencontres.

Ce concert s’inscrit dans le cadre de la fête de la Bretagne et de la sortie de l'album « à la croisée des chemins ». Il nous transporte en Afrique de l’Ouest (Tradition et compositions des griots mandingues), en Europe (Pièces celtiques) et en Orient (Musique savante iranienne, Traditions d’Arménie et du Japon).

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Samedi 19 avril, 18h • St Eutrope (Plougonven)

Aler m’en veus

OXYTON l Elsa Papatanasios, chant, percussions Emmanuelle Huteau, chant, basson et clarinette, Augusto de Alencar, chant, percussions, vièle à roue, Michel Gendre, archiluth, guitare, oud

Puisant dans mille ans de littérature musicale, Oxyton s’échappe dans les rêves ou sur les pas des voyageurs : troubadours partis en croisade, amoureux aux accents douloureux attendant le retour de l’être aimé, marcheur romantique contemplant un paysage sous la neige, héroïne celtique en voyage, seule, protégée par sa vertu, roi de retour de Pologne, marins qui périront avant d’avoir regagné le port, et bien d’autres. Musiques médiévales, renaissance, baroques, romantiques ou rock, chaque chanson est une aventure esthétique en soi, et la juxtaposition d’univers si différents relève un peu du carnet de voyage, celui de musiciens du XXe siècle qui ont écouté la radio, appris la musique avec les méthodes et airs du XIXe siècle avant de se spécialiser dans les musiques plus anciennes et traditionnelles.

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Mardi 18 février, 20h30 • Liviou an amzer, Morlaix

Mercredi 19 février, 19h30 • Café-librairie Caplan, Guimaëc

Après un rêve, mélodies en quatuor

Mélodies de Malher, Debussy & Fauré

Lucile Richardot, mezzo-soprano & KWARTETT l Louis Creac'h & Alice Julien-Laferrière, violons, Josèphe Cottet, alto & Keiko Gomi, violoncelle

Réduisant un orchestre philharmonique en une formule légère ou arrangeant un duo piano-chant pour une voix et quatuor à cordes, Louis Creac’h prend la plume et se lance dans des transcriptions de mélodies françaises et viennoises de la plus belle eau. Rêveries fauréennes, cris déchirés du grand Mahler (Kindertötenlieder), soirée en mer avec Saint-Saëns, du sourire aux larmes avec l’explosive Mezzo Lucile Richardot, il sera question d’amour.

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Vendredi 7 février, 20h30 • Théâtre du Pays de Morlaix

Bach

Concerto Brandebourgeois n°5, Suite en Si mineur

MA NON TROPPO : Mathilde Horcholle, traverso, Louis Creac’h, Julie Friez, Alice Julien-Laferrière, Matilde Pais, violons, Pascale Jardin & Camille Rancière, altos, Keiko Gomi, violoncelle, Youen Cadiou, contrebasse, Olivier Leinen, basson, Yoann Moulin, clavecin

Les années de Bach à Cöthen (1717-1723) sont propices à la composition de pièces instrumentales profanes. Le prince Léopold d'Anhalt-Kothen lui-même musicien, sensibilisé à la musique italienne, s'est entouré d'instrumentistes virtuoses qui font de sa cour un important centre musical à l'époque.

La Suite en si, où la flûte se pare d'une couleur soliste, est fortement marquée par le « goût français ». L'ouverture et les danses caractéristiques en sont un exemple. Dans l'ensemble de ces pièces raffinées s'exprime tout l'art du compositeur, au-delà des frontières des styles, alliant science du contrepoint, raffinement de la ligne mélodique, et originalité, dans une maîtrise totale de la forme.

L'œuvre concerto de Vivaldi est bien connue de Bach. Il s'en inspire brillamment et élégamment dans ses concertos Brandebourgeois (le titre est bien sûr apocryphe) qui deviennent le laboratoire de son invention. Dans le cinquième de ces concertos, le clavecin multiplie les rôles (continuo, concertino, soliste à part entière) et, s'il dialogue avec deux autres solistes, violon & traverso, c'est bien lui qui mène la danse dans ce qu'on considère généralement comme le premier concerto virtuose pour clavier de l'histoire de la musique Les musiciens de Ma non troppo, complices du théâtre du Pays de Morlaix, profiteront de ce bel espace de résidence pour faire honneur "aux petits talents que le Ciel a donné [à Bach] pour la musique", comme il est indiqué dans la dédicace au puissant margrave de Brandebourg.

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15 janvier 2014 • Hôpital local, Lanmeur

Les musiques de Maupassant

Emmanuelle Huteau, chant & clarinette Olivier Depoix, accordéon

Ce « concert bavard » aura deux points de départ : la transcription à la mode du XIXe siècle et les occurrences musicales dans l’œuvre de Maupassant.

Le XIXe arrange sans complexes : d’un air d’opéra à succès d’Offenbach, Olivier Métra fera une polka pour le bal Mabille qui sera ensuite reprise et simplifiée par les éditions Choudens pour une méthode de piano à l’attention des jeunes filles, etc. Maupassant croque à coups de plume la vie qui l’entoure, tous milieux sociaux confondus, et essaime dans son œuvre un grand nombre de références aux ouvrages à la mode (ou non). En tirant ces fils, les deux musiciens ont collecté des anecdotes croustillantes sur la vie, musicale ou non, sous la IIIe République. De Robert le Diable de Meyerbeer à Offenbach en passant par Pauline Viardot ou même des chants traditionnels du Pays de Caux, on croisera Berlioz barbotant dans la Seine, des peintres en goguette, un écrivain s’ennuyant au Ministère de la Marine, le tout à coups d’accordéon et de clarinette.

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21 et 22 décembre 2013 • Le Lok'all à Ploujean, Morlaix

22 décembre 2013 • Le Gwaskell à Kerboulic, Locquirec

Le Noël de Cherokee

Louis Creac’h, musicien, Catherine Gautier, comédienne

Eux, ce sont les auteurs et leurs personnages, qui, par la voix de la musique et celle de la comédienne, apportent le parfum du sapin, la douceur des bougies, la valse du vert, du rouge, du doré, la chaleur de la cheminée, comme chez nous…Guidés par le violon, grimpons au grenier, pour y retrouver souvenirs, anges, coffret de Noël...mais aussi l’arbre de Noël du Père prodigue, Cherokee, chercheur d’or au Far West, qui revient dans sa ville, la veille de Noël…

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30 novembre 2013 • Galerie Réjane Louin, Locquirec

Métamorphoses

textes et musiques inspirés d’Ovide

Emmanuelle Huteau, chant, Santiago Rodriguez, violon, Mathilde Vialle, viole de gambe

Actéon changé en cerf, arbre accouchant d'un enfant, nymphes éplorées, déesses rugissantes : deux intermèdes d'une vingtaine de minutes puisant dans les musiques françaises et anglaises inspirées par les vers d'Ovide.

Deux histoires différentes à chaque heure pour, entre quelques péripéties au fond des bois ou des batailles sur l'Olympe, prendre le temps de regarder la dernière exposition de la Galerie Réjane Louin consacrée à Frédérique Lucien, Feuiller.

Dans le cadre de la semaine qu'organise le Théâtre du Pays de Morlaix au Centre de Pérahridy, Son ar Mein ira jouer et chanter Ovide à Roscoff puis faire une visite surprise à l'école Jean Piaget de Morlaix avant de regagner Locquirec pour une seconde visite à la Galerie Réjane Louin. (Les Métamorphoses s'étaient déjà invitées à jouer dans l'exposition Shirley Jaffe — et ont tout simplement pris goût aux expositions somptueuses).

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3 novembre 2013 • Chapelle des Joies, Guimaëc

Amor mi fa morire

GALILEI CONSORT : Dagmar Šašková chant, Angélique Mauillon harpe, Pierre Gallon clavecin et orgue, Benjamin Chénier violon et direction musicale.

Madrigaux, Sonates & Canzone de Giovanni Priuli, Biagio Marini, Claudio Saracini, Tarquinio Merula, Bartolomeo Barbarino & Domenico Obizzi.

Site de l'ensemble

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25 mai 2013 • Chapelle Notre-Dame des Joies, Guimaëc

MY PRECIOUS MANUSCRIPT

La Sainte Folie Fantastique : Jérôme van Waerbeke, violon, Lucile Boulanger, viole de gambe, Thomas Dunford, archiluth, Arnaud De Pasquale, clavecin

La Sainte Folie Fantastique est née spontanément d’une rencontre et d’une amitié entre jeunes musiciens. Au fil des années, l’ensemble a pu s’enrichir de la personnalité artistique et de l’expérience professionnelle de chacun, faisant ainsi de la musique de chambre un dialogue convivial entre solistes. Leur appétit de répertoires nouveaux et leurs recherches sur la musique de chambre du XVIIe siècle les ont récemment menés à un précieux recueil manuscrit conservé à la Durham Cathedral Library (MS Mus. D2). Il regroupe de nombreuses pièces de compositeurs anglais et allemands, certains incontournables comme John Jenkins, d’autres totalement inconnus voire anonymes. Ces œuvres d’une grande beauté n’ont pour la plupart jamais été publiées ni enregistrées. C'est maintenant chose faite grâce aux éditions Alpha !