Saison 2017

Modifié par Stéphane Laurière le 2017/03/30 18:49

DIMANCHE 3 SEPTEMBRE
15h Pointe de Locquirec (départ de la place de la France libre)

Maryvonne la Grande

Portrait d'une vivante d'il y a 150 ans

Marthe Vassallo : parole, chant solo a cappella
sous le regard d'Hervé Lelardoux 

Texte original et recherche de Marthe Vassallo ; extraits inédits et publiés d’Anatole Le Braz ; collectages musicaux de Maurice Duhamel ; extraits d’archives publiques. 

Marthe Vassallo vous emmène à la découverte de la vie et des chansons d’une formidable inconnue : Maryvonne Le Flem (1841-1926), chanteuse, goémonière, couturière, manieuse d’explosifs, aide-maçon… Le tout grâce à un rarissime trésor de documents : carnets inédits de l’écrivain Anatole Le Braz – Maryvonne fut une des voix de sa Légende de la Mort –,  mélodies notées par le musicien Maurice Duhamel, archives officielles… Maryvonne La Grande est le portrait d'une vivante forte de corps et d'esprit, d'une artiste qui ne se serait jamais appelée telle, et de la fabuleuse singularité de ces gens dits « de peu », dont on ne parle d'ordinaire qu'au pluriel. C’est l’hommage émouvant d'une chanteuse-raconteuse à une autre ; une célébration des pouvoirs de l’imaginaire, de la voix nue, et de l’écriture qui, cent ans après, nous en offre l’écho.

Une coproduction de Son ar mein/Petit festival avec Fur ha Foll/Le Logelloù, le Festival de Cornouaille ; avec le soutien de la Région Bretagne et du Département des Côtes d'Armor ; avec l’aimable autorisation du CRBC-UBO, Brest, pour les inédits d’Anatole Le Braz. 

Vendredi 18 août 2017 • Plouezoc’h
21h • Eglise Saint-Etienne

Il Genio Inglese

Un violoniste napolitain dans l’Angleterre du 17e siècle

Ground floor
Alice Julien Laferrière, violon (invitée)
Elena Andreyev, violoncelle • Pierre Gallon, clavecin & orgue • Angélique Mauillon, harpe • Etienne Galletier, théorbe

découvrir un aperçu du programme

Nicola Mattéis, violoniste et guitariste napolitain attiré par la riche vie musicale qui prend son essor en Angleterre avec la fin de la guerre civile, débarque sur l’île en 1670 où il restera jusqu’à la fin de sa vie et où il publiera de nombreux ouvrages. En hommage à son pays d'adoption, il compose un recueil, "Il Genio Inglese", dans lequel, sans renier l'inspiration d’une fantaisie toute italienne, il célèbre la puissante et tendre mélancolie d'une poésie purement anglaise. À travers des œuvres anglaises et italiennes, nous nous intéresserons, en musique,  au jeu des influences, de la mémoire, de la fidélité et de la découverte.

Nicola Mattéis
Ayrs for the violin
Preludio in delasolré terza maggiore, Andamento, Alemanda, Aria

Johann Schop / John Dowland
Lachrime Pavaen

Thomas Baltzar
Praeludium, Sarabande, Courante
Sr Balshar’s Division on a Ground, John Kiss me

Nicola Mattéis
Ayrs for the violin
Fantasia, Preludio, Alemanda, Burlesca, Pavana Armoniosa, Il Russignolo

Henry Purcell
Prelude for unaccompanied violon
Almand and Saraband for Hapsichord

Nicola Matteis
Il Genio Inglese
Ayrs for the violin
Passaggio rotto, Fantasia, Movimento incognito,
Alamanda ad imitatione d’un tartaglia

Johann Schop / William Brade
Praeludium
Koraelen
Johann Schop & A division on a ground by Cornel van Shmelt
(in The Division Violin)

Nicola Matteis
Ayrs for the violin
Preludio in C solfaut
Diverse bizzarrie sopra la Vecchia Sarabanda o pur Ciaccona

15/12

Vendredi 11 août 2017 • Guimaëc
19h • Chapelle Notre-Dame-des-Joies

Samedi 12 août 2017 • Roscoff
19h30 • Eglise Notre-Dame-de-Croas-Batz

L'Espagne au siècle d'or

Diego Ortiz, el Toledano

Francisco Mañalich, ténor & viole de gambe • Emmanuelle Huteau, soprano • Cyrille Métivier, violon • Camille Rancière, alto • Aude-Marie Piloz, viole de gambe

Voyage dans l’Espagne rayonnante et florissante du Siècle d’or. Un dialogue entre la musique instrumentale virtuose du plus grand violiste hispanique Diego Ortiz (v.1510-v.1570) et les chansons de son époque.

Diego Ortiz est sans doute le premier grand virtuose de la viole de gambe de l’histoire de la musique. On sait très peu de choses sur sa vie, notamment sa jeunesse en Espagne avant son départ à Naples, alors sous domination espagnole. Il a probablement rejoint cette cité comme homme d’armes, au service du vice-roi mais il se révèlera bien plus qu’un simple soudart : en 1553, il publie son Trattado de las glosas, une œuvre qui traite de l’art des diminutions appelées encore glosas, passsaggi, divisions… Par ces noms, on désigne une méthode d’ornementation instrumentale très codifiée permettant de passer d’une note à l’autre d’une ligne mélodique donnée.
L’ouvrage d’Ortiz – traduit en italien par l’auteur - s’adresse à tout instrumentiste capable d’exécuter ces glosas (cornet, violon, flûte, violone…), mais la viole, sans cesse évoquée, y apparait comme l’instrument privilégié de cette métamorphose stylistique : elle est utilisée à la fois pour accompagner les voix, jouer avec les claviers, interpréter les mélodies ornées ou les passages harmoniques et même en solo pour des recercadas à viole seule.
Ce programme de concert est donc une forme d’autobiographie musicale. Mis en regard des chansons polyphoniques contemporaines, il nous raconte l’histoire de ce Cavalier di Spagna au parcours singulier, violiste et compositeur, espagnol et italien, acteur privilégié d’un siècle d’or.

LE PROGRAMME
La Spagna
Diego Ortiz : Recercada seconda & quarta sobre la Spagna
Anonyme - Cancionero Musical de Palacio (XVe et XVIe siècles) : Aquel cavallero madre
Diego Ortiz : Recercada quarta sobre tenor
Juan dell Enzina (1468-1529) - Cancionero Musical de Palacio : Quien te traxo cavallero  
Diego Ortiz : Recercada settima sobre tenor
Diego Ortiz : Recercada tercera para viola sola
Jacop Arcadelt (1507-1568) : O felici occhi miei
Diego Ortiz : Recercada segunda & tercera sobre el mismo madrigal
Jacob Buus (1500-1565) : Douce mémoire
Diego Ortiz : Recercada segonda & quarta sobre la misma canción
Diego Ortiz : Recercada ottava sobre tenor
Mateo Flecha el Viejo (1481-1553) - Cancionero de Upsala (XVe et XVIe siècles) : Teresica hermana
Diego Ortiz : Salve Regina
Johannes Ockeghem (1410-1497) : J’en ay dueil
Josquin des Prés (1450/55-1521) : Baisez moy
Jean Mouton (1459-1522) : Adieu mes amours
Diego Ortiz : Recercada quinta sobre tenor
Anonyme - Cancionero de Palacio : La tricotea
Francesco Patavino (1478-1556) : Un cavalier di Spagna 

Tarifs : 15/12 euros (gratuit pour les - de 25 ans sous réserve de places disponibles-
billets disponibles ici

Jeudi 20 juillet 2017 • Plestin-les-Grèves
21h • Chapelle Saint-Haran

Le violon des lumières

Duos de violons 

David Rabinovici & Camille Rancière

Jean-Marie Leclair (1697- 1764), Louis-Gabriel Guillemain (1705-1770), Jean-Pierre Guignon (1702-1774)
Violonistes, compositeurs, maîtres à danser (Leclair et Guignon) : leurs noms sont pour certains oubliés mais les violonistes français du temps des Lumières fascinèrent l’Europe par leur inventivité virtuose. Leurs duos sont des concentrés de musique aussi délicieux qu’inspirants.

Concert donné dans le cadre du Circuit des Chapelles.

14 mai 2017, bourg de Plouégat-Guerrand

la Bretagne en Fanfare

Opus 333, Orchestre d'Harmonie de Dinan

Avant la Révolution, les fanfares désignaient les orchestres de cuivres professionnels attachés aux institutions comme l’armée ou les villes. Au XIXe siècle, elles sont associées aux orchestres amateurs, à la musique des harmonies, chorales et orphéons, ainsi qu’à la sociabilité liée à ces mouvements, dans une période où fleurissent les kiosques à musique sur les places des petites et grandes villes.

De nos jours, le terme de fanfare évoque un événement festif : il s’agira d’abord d’organiser une fête dans un magnifique village, de découvrir ou redécouvrir les répertoires traditionnels des fanfares et harmonies, jouées par une société de musique bretonne ou par un ensemble de renommée internationale. Dans le même temps, les participants découvriront le paysage sonore d’un bourg ou d’une vallée (cloches, échos), tout en se laissant saisir par la puissance des trompes de chasse dont le répertoire a la singularité d’être à la fois un art de tradition orale et une pratique associée à un sport d’élite. Amateurs et professionnels, associations locales aux passions diverses, bénévoles de tous âges, mélomanes ou simples curieux, mettront le bourg en fête le temps d’une journée.

11h Messe de Saint-Hubert, Plestin-les-Grèves
12h Verre de l’amitié au son des chants, des cuivres et des cloches
13h Repas festif - Jardin de l’espace Guillaume Lejean
14h15 Sonnerie des échos de Keroual - Place du bourg
15h30 Concert de l'Orchestre d'harmonie de Dinan - Place du bourg
17h Concert d’Opus 333 - Eglise Saint-Agapit

10 € pour le concert d'Opus 333
les autres activités sont à entrée libre

Eglise Notre-Dame de Croaz Batz, Roscoff, Samedi 29 avril 2017, 20h30
Eglise Saint-Pierre, Plougasnou, Dimanche 30 avril, 18h

La Maddalena

Antonio Caldara, Gerolamo Ballione, Alessandro Scarlatti, Claudio Monteverdi, Johann Rosenmüller & Marc-Antoine Charpentier

Anna Guixé, soprano

Ensemble Ma non troppo
Olivier Leinen, flûte à bec
Pascale Jardin & Camille Rancière, violon et alto
Keiko Gomi, violoncelle
Yoann Moulin, orgue positif

Les compositeurs baroques, soucieux de peindre avec soin les passions de l’âme ne pouvaient être insensibles au personnage de Marie-Madeleine. Les pleurs de la pécheresse devenue Sainte les inspirèrent en particulier. On retrouve chez Antonio Caldara comme Marc-Antoine Charpentier, français imprégné de culture italienne, la peinture troublante de ces larmes douloureuses et purificatrices. Chez Charpentier en particulier, le latin prononcé à la française autant que les mélismes des dessus instrumentaux sertissant la voix éplorée, crée une sensualité inhabituelle pour une œuvre religieuse. On trouve cependant d’autres visages plus inattendus dans cette abondante littérature musicale comme cet air joyeux d’Alessandro Scarlatti lorsque Madeleine sent la foi envahir son âme ou dans le court motet Maria Magdalena de Girolamo Ballione, étonnamment entremêlé d’une chanson française.
Pour interpréter ces œuvres, profitant de la liberté d’instrumentation que nous laissent les compositeurs, nous avons choisi d’introduire en plus des violons et de la basse continue qui accompagnent la voix de soprano, une flûte à bec, double instrumental de la voix de la Madeleine.

Dimanche 9 avril, 17h • Ploulec'h, château de Kerninon

Au p’tit Bal du Mont Parnasse

Camille Aubret, violon • Olivier Depoix, accordéon • Cédric Hergault, percussions • Emmanuelle Huteau, clarinette

concert-bal italo-breton dans le Paris de la fin du 
Tout au long du XIXe siècle, bretons, auvergnats et bien d’autres tentent de fuir la misère de leurs campagnes et partent à l’aventure à Paris. Si arrivés à la capitale les bretons s'adonnent aux danses européennes à la mode dans les bals publics, ils auraient pu entendre les "musettes" des auvergnats de la rue de Lappe, ouvrir de grands yeux devant les accordéons des italiens tout en gardant au fond du coeur et des oreilles une petite gavotte.

Valses, polkas, scottish, bourrées, danses bretonnes....

billets : 10 € / 7 €

Choix des places

Dimanche 26 mars, 19h • Tredrez-Locquémeau, café Théodore 

Romanceres

Anna Guixe, chant & Romanceres

Chant traditionnel catalan

Anna Guixe, est originaire de Puigverd d'Agramunt en Catalogne. Influencés par une tradition familiale, où le chant est présent dans tous les moments de la vie quotidienne, Anna et son frère Jordi reprennent les chansons de leur enfance et les font revivre, harmonisées de nouvelles couleurs.
Gilberto Rivero, un ami saxophoniste et compositeur, habille ces mélodies des XVIème et XVIIème siècle à la croisée du jazz, de la musique contemporaine, du trad et de la musique ancienne. Une contrebasse baroque, un tenora traditionnelle catalane et une guitare classique, donne à Romanceres sa lumière unique, intime et puissante à la fois.

"Je me souviendrai toute ma vie de l'instrument de musique qui a nom "Tenora" ; c'est long comme une clarinette et ça lutterait, affirme un musicien, avec quarante trombones." Max Jacob, Le laboratoire central

billets : 10 € avec une soupe (9 € pour les adhérents de Son ar mein et Tohu Bohu)

Choix des places

Samedi 11 février, 19h • Guimaëc, café-librairie Caplan

Du lied au cabaret

Marie Perbost, soprano • Joséphine Ambroselli, piano

Œuvres de Richard Strauss, Gabriel Fauré, Isabelle Aboulker, Henry Purcell, William Bolcom & Charles Gounod.

Depuis son tout premier concert au Petit festival 2011, Marie Perbost suit une trajectoire exemplaire qui la conduira à rejoindre en 2017 l’académie de l’Opéra de Paris, première étape d’une carrière lyrique prometteuse. Cependant qu’elle chemine sur les chemins de la gloire, la jeune soprano n’oublie pas de parcourir les sentiers côtiers qui nous sont chers et fera étape au Caplan, à Guimaëc, Samedi prochain, 11 février à 19h en compagnie de la pianiste Joséphine Ambroselli.

En trois sets, le programme de ces deux complices sillonnera le répertoire du lied au cabaret en passant par l’opéra. On se ressourcera sagement après un rêve de Gabriel Fauré auquel répondra une charmante sérénade de Richard Strauss avant de franchir les portes du cabaret de Paris à New York pour finir sous les ors de l’opéra avec le fameux air des bijoux, enfin servi dignement !

Kalz a hent, ha war an hent bras, he deus graet Marie Perbost abaoe m’hon eus klevet anezhi evit ar wech kentañ er Festivalig e 2011 : an hent a gaso anezhi betek akademiezh opera Pariz e 2017. Met daoust dezhi kerzhout war hentoù ar brud, ne ankoua ket gwenojennoù Bro Dreger ha disadorn ‘zo ‘tont, d’an 11 a viz c’hwevrer, da 7 eur noz, e vo o kanañ er Caplan e Gwimaeg, gant Joséphine Ambroselli Brault, sonerezh piano : tonioù kabared, opera, sonerezh Fauré pe Richard Strauss, ha reoù all c’hoazh, evit echuiñ gant ton mil anavezet ar bravigoù tennet deus Faust, oberenn Charles Gounod.

Samedi 21 janvier, à partir de 16h • Lamballe, La Moglais

présentation du clavicorde par Emile Jobin à 16h, concert à 18h

Dimanche 22 janvier, 17h • Saint-Jean-du-Doigt, Salle Kasino

Le Clavier oublié

Jean-Luc Ho, clavicorde à pédalier

Fait par Emile Jobin, 2012, d'après les modèles germaniques

Oeuvres de JS Bach, D Buxtehude ainsi que Matthias Weckmann, Léopold Weiss, Nikolaus Bruhns, extraits du Hintze Manuscript offert à Weckmann par Froberger. Retrouvez ici le programme complet des concerts.

En 1649 le Prince électeur de Saxe provoque à Dresde une joute musicale entre deux grands musiciens de claviers : Johann Jacob Froberger et Matthias Weckmann. Une correspondance suivie ainsi que l'échange de manuscrits musicaux attestent qu'une forte amitié les a ensuite réunis.

Cousin du luth et du clavecin, le clavicorde, instrument à clavier et à cordes frappées qu'on peut considérer comme un ancêtres de notre pianoforte est l'instrument de l'expression et de l'intimité par excellence, celui de la méditation et du développement des affects, pliés au caractère de la danse. C'est aussi le compagnon de travail des compositeurs. Celui des polyphonies savantes, tel que le ricercar où l'on entrevoit un miroir idéalisé du monde.

Doté de deux claviers manuels et d'une pédale avec 16', le clavicorde utilisé lors de ce concert s'approprie avec plénitude les effets spectaculaires de l'orgue, propres au stylus fantasticus et au traitement du choral luthérien.

Kenderv d’al lud hag d’ar c’hlav-kerdin, ez eo ar c’hlavikord benveg dibar an eztaol hag an endon, hini ar prederiañ ha displeg an trivliadoù, toud se o klotañ gant an dañs. Bez ez eus anezhañ ivez kamalad labour ar sonaozourien, hini al liessonegezhioù gouiziek, evel ar ricercar, ma damweler ennañ ur melezour dreistkaeraet deus ar bed.
Daou glavier da vezañ graet war o zro gant an dorn hag un droadelleg 16’ a zo gant ar c’hlavikord implijet evit ar sonadeg-mañ, ha gantañ, leun-barr, efedoù kaer-eston an ograou, arouezius eus ar stylus fantasticus hag diouzh an doare d’ober gant ar c’horal luterian.

© Le Petit Festival