Saison 2017

Modifié par Stéphane Laurière le 2017/03/30 18:49

14 mai 2017, bourg de Plouégat-Guerrand

la Bretagne en Fanfare

Opus 333, Orchestre d'Harmonie de Dinan

Avant la Révolution, les fanfares désignaient les orchestres de cuivres professionnels attachés aux institutions comme l’armée ou les villes. Au XIXe siècle, elles sont associées aux orchestres amateurs, à la musique des harmonies, chorales et orphéons, ainsi qu’à la sociabilité liée à ces mouvements, dans une période où fleurissent les kiosques à musique sur les places des petites et grandes villes.

De nos jours, le terme de fanfare évoque un événement festif : il s’agira d’abord d’organiser une fête dans un magnifique village, de découvrir ou redécouvrir les répertoires traditionnels des fanfares et harmonies, jouées par une société de musique bretonne ou par un ensemble de renommée internationale. Dans le même temps, les participants découvriront le paysage sonore d’un bourg ou d’une vallée (cloches, échos), tout en se laissant saisir par la puissance des trompes de chasse dont le répertoire a la singularité d’être à la fois un art de tradition orale et une pratique associée à un sport d’élite. Amateurs et professionnels, associations locales aux passions diverses, bénévoles de tous âges, mélomanes ou simples curieux, mettront le bourg en fête le temps d’une journée.

11h Messe de Saint-Hubert, Plestin-les-Grèves
12h Verre de l’amitié au son des chants, des cuivres et des cloches
13h Repas festif - Jardin de l’espace Guillaume Lejean
14h15 Sonnerie des échos de Keroual - Place du bourg
15h30 Concert de l'Orchestre d'harmonie de Dinan - Place du bourg
17h Concert d’Opus 333 - Eglise Saint-Agapit

10 € pour le concert d'Opus 333
les autres activités sont à entrée libre

Choix des places

Eglise Notre-Dame de Croaz Batz, Roscoff, Samedi 29 avril 2017, 20h30
Eglise Saint-Pierre, Plougasnou, Dimanche 30 avril, 18h

La Maddalena

Antonio Caldara, Gerolamo Ballione, Alessandro Scarlatti, Claudio Monteverdi, Johann Rosenmüller & Marc-Antoine Charpentier

Anna Guixé, soprano

Ensemble Ma non troppo
Olivier Leinen, flûte à bec
Pascale Jardin & Camille Rancière, violon et alto
Keiko Gomi, violoncelle
Yoann Moulin, orgue positif

Les compositeurs baroques, soucieux de peindre avec soin les passions de l’âme ne pouvaient être insensibles au personnage de Marie-Madeleine. Les pleurs de la pécheresse devenue Sainte les inspirèrent en particulier. On retrouve chez Antonio Caldara comme Marc-Antoine Charpentier, français imprégné de culture italienne, la peinture troublante de ces larmes douloureuses et purificatrices. Chez Charpentier en particulier, le latin prononcé à la française autant que les mélismes des dessus instrumentaux sertissant la voix éplorée, crée une sensualité inhabituelle pour une œuvre religieuse. On trouve cependant d’autres visages plus inattendus dans cette abondante littérature musicale comme cet air joyeux d’Alessandro Scarlatti lorsque Madeleine sent la foi envahir son âme ou dans le court motet Maria Magdalena de Girolamo Ballione, étonnamment entremêlé d’une chanson française.
Pour interpréter ces œuvres, profitant de la liberté d’instrumentation que nous laissent les compositeurs, nous avons choisi d’introduire en plus des violons et de la basse continue qui accompagnent la voix de soprano, une flûte à bec, double instrumental de la voix de la Madeleine.

Choix des places

Dimanche 9 avril, 17h • Ploulec'h, château de Kerninon

Au p’tit Bal du Mont Parnasse

Camille Aubret, violon • Olivier Depoix, accordéon • Cédric Hergault, percussions • Emmanuelle Huteau, clarinette

concert-bal italo-breton dans le Paris de la fin du 
Tout au long du XIXe siècle, bretons, auvergnats et bien d’autres tentent de fuir la misère de leurs campagnes et partent à l’aventure à Paris. Si arrivés à la capitale les bretons s'adonnent aux danses européennes à la mode dans les bals publics, ils auraient pu entendre les "musettes" des auvergnats de la rue de Lappe, ouvrir de grands yeux devant les accordéons des italiens tout en gardant au fond du coeur et des oreilles une petite gavotte.

Valses, polkas, scottish, bourrées, danses bretonnes....

billets : 10 € / 7 €

Choix des places

Dimanche 26 mars, 19h • Tredrez-Locquémeau, café Théodore 

Romanceres

Anna Guixe, chant & Romanceres

Chant traditionnel catalan

Anna Guixe, est originaire de Puigverd d'Agramunt en Catalogne. Influencés par une tradition familiale, où le chant est présent dans tous les moments de la vie quotidienne, Anna et son frère Jordi reprennent les chansons de leur enfance et les font revivre, harmonisées de nouvelles couleurs.
Gilberto Rivero, un ami saxophoniste et compositeur, habille ces mélodies des XVIème et XVIIème siècle à la croisée du jazz, de la musique contemporaine, du trad et de la musique ancienne. Une contrebasse baroque, un tenora traditionnelle catalane et une guitare classique, donne à Romanceres sa lumière unique, intime et puissante à la fois.

"Je me souviendrai toute ma vie de l'instrument de musique qui a nom "Tenora" ; c'est long comme une clarinette et ça lutterait, affirme un musicien, avec quarante trombones." Max Jacob, Le laboratoire central

billets : 10 € avec une soupe (9 € pour les adhérents de Son ar mein et Tohu Bohu)

Choix des places

Samedi 11 février, 19h • Guimaëc, café-librairie Caplan

Du lied au cabaret

Marie Perbost, soprano • Joséphine Ambroselli, piano

Œuvres de Richard Strauss, Gabriel Fauré, Isabelle Aboulker, Henry Purcell, William Bolcom & Charles Gounod.

Depuis son tout premier concert au Petit festival 2011, Marie Perbost suit une trajectoire exemplaire qui la conduira à rejoindre en 2017 l’académie de l’Opéra de Paris, première étape d’une carrière lyrique prometteuse. Cependant qu’elle chemine sur les chemins de la gloire, la jeune soprano n’oublie pas de parcourir les sentiers côtiers qui nous sont chers et fera étape au Caplan, à Guimaëc, Samedi prochain, 11 février à 19h en compagnie de la pianiste Joséphine Ambroselli.

En trois sets, le programme de ces deux complices sillonnera le répertoire du lied au cabaret en passant par l’opéra. On se ressourcera sagement après un rêve de Gabriel Fauré auquel répondra une charmante sérénade de Richard Strauss avant de franchir les portes du cabaret de Paris à New York pour finir sous les ors de l’opéra avec le fameux air des bijoux, enfin servi dignement !

Kalz a hent, ha war an hent bras, he deus graet Marie Perbost abaoe m’hon eus klevet anezhi evit ar wech kentañ er Festivalig e 2011 : an hent a gaso anezhi betek akademiezh opera Pariz e 2017. Met daoust dezhi kerzhout war hentoù ar brud, ne ankoua ket gwenojennoù Bro Dreger ha disadorn ‘zo ‘tont, d’an 11 a viz c’hwevrer, da 7 eur noz, e vo o kanañ er Caplan e Gwimaeg, gant Joséphine Ambroselli Brault, sonerezh piano : tonioù kabared, opera, sonerezh Fauré pe Richard Strauss, ha reoù all c’hoazh, evit echuiñ gant ton mil anavezet ar bravigoù tennet deus Faust, oberenn Charles Gounod.

Samedi 21 janvier, à partir de 16h • Lamballe, La Moglais

présentation du clavicorde par Emile Jobin à 16h, concert à 18h

Dimanche 22 janvier, 17h • Saint-Jean-du-Doigt, Salle Kasino

Le Clavier oublié

Jean-Luc Ho, clavicorde à pédalier

Fait par Emile Jobin, 2012, d'après les modèles germaniques

Oeuvres de JS Bach, D Buxtehude ainsi que Matthias Weckmann, Léopold Weiss, Nikolaus Bruhns, extraits du Hintze Manuscript offert à Weckmann par Froberger. Retrouvez ici le programme complet des concerts.

En 1649 le Prince électeur de Saxe provoque à Dresde une joute musicale entre deux grands musiciens de claviers : Johann Jacob Froberger et Matthias Weckmann. Une correspondance suivie ainsi que l'échange de manuscrits musicaux attestent qu'une forte amitié les a ensuite réunis.

Cousin du luth et du clavecin, le clavicorde, instrument à clavier et à cordes frappées qu'on peut considérer comme un ancêtres de notre pianoforte est l'instrument de l'expression et de l'intimité par excellence, celui de la méditation et du développement des affects, pliés au caractère de la danse. C'est aussi le compagnon de travail des compositeurs. Celui des polyphonies savantes, tel que le ricercar où l'on entrevoit un miroir idéalisé du monde.

Doté de deux claviers manuels et d'une pédale avec 16', le clavicorde utilisé lors de ce concert s'approprie avec plénitude les effets spectaculaires de l'orgue, propres au stylus fantasticus et au traitement du choral luthérien.

Kenderv d’al lud hag d’ar c’hlav-kerdin, ez eo ar c’hlavikord benveg dibar an eztaol hag an endon, hini ar prederiañ ha displeg an trivliadoù, toud se o klotañ gant an dañs. Bez ez eus anezhañ ivez kamalad labour ar sonaozourien, hini al liessonegezhioù gouiziek, evel ar ricercar, ma damweler ennañ ur melezour dreistkaeraet deus ar bed.
Daou glavier da vezañ graet war o zro gant an dorn hag un droadelleg 16’ a zo gant ar c’hlavikord implijet evit ar sonadeg-mañ, ha gantañ, leun-barr, efedoù kaer-eston an ograou, arouezius eus ar stylus fantasticus hag diouzh an doare d’ober gant ar c’horal luterian.

© Le Petit Festival